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Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies

AG/DSI/3314

1/11/05

 

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Première Commission

23e séance – matin


 

 

 

LA PREMIÈRE COMMISSION RÉAFFIRME LA NÉCESSITÉ D’UTILISER L’ANTARCTIQUE À DES FINS PACIFIQUES


 

Elle achève ses travaux, son Président insiste sur l’urgence

de progrès dans les domaines du désarmement et de la non-prolifération


 

La Commission du désarmement et de la sécurité internationale (Première Commission) a achevé ce matin les travaux de sa session.  Elle s’est prononcée sur ses trois derniers projets de résolution, dont le traditionnel texte sur la question de l’Antarctique. 


 

Aux termes de ce texte adopté par consensus et tel qu’oralement amendé, l’Assemblée générale, consciente de l’importance particulière de l’Antarctique pour la communauté internationale, l’environnement régional et mondial, les conditions climatiques et la recherche scientifique, réaffirmerait qu’il faut gérer et utiliser l’Antarctique de manière à favoriser le maintien de la paix et de la sécurité internationales et à servir la coopération internationale au profit de l’humanité tout entière. 



[...]

Groupe 5: Désarmement régional et sécurité


 

La Malaisie salue la coopération internationale autour de l’Antarctique, dernière frontière de l’Humanité.  Il est de l’intérêt de tous de protéger ce territoire.  La Malaisie rappelle que l’Antarctique doit servir seulement à des usages pacifiques, et ne doit pas faire l’objet de disputes internationales.  La gestion de ce territoire doit se faire en accord avec la Charte de l’ONU.  Le Protocole de Madrid sur l’environnement définit les principes régulant les activités humaines en ce lieu.  La Malaisie est favorable à une interdiction permanente de l’extraction minière, mais note que certains pays n’ont pas respecté pleinement cet engagement.  L’établissement d’un régime juridiquement contraignant et strict inviterait chacun à faire preuve de plus de responsabilité.  La Malaisie juge que le tourisme qui se développe en Antarctique a un impact préoccupant.  Le tourisme terrestre menace directement cet environnement fragile.  Une expédition conduite par l’ancien Premier Ministre malaisien montre l’intérêt de ce pays pour l’Antarctique.  Des étudiants malaisiens participent à des programmes de recherche, notamment sur l’atmosphère.  La Malaisie a proposé deux amendements.


 

M. ANDERS LIDEN (Suède) a indiqué, au nom des États parties au Traité sur l’Antarctique, que depuis l’entrée en vigueur du Traité, les Parties avaient adopté un nombre de mesures important en vue d’établir une gestion efficace de cette région et d’assurer que le continent reste consacré à la paix, à la science et à la coopération internationale.  Il a poursuivi en faisant savoir que, à chaque réunion tenue dans le cadre de la mise en œuvre du Traité, des mesures nouvelles  pertinentes avaient été prises pour protéger l’environnement de l’Antarctique et les écosystèmes associés.  Un site Web a en outre été mis en place, qui donne des informations complètes sur cette question (www.ats.aq). 


 

M. Liden s’est ensuite félicité de ce que, après 13 années de négociations, une avancée décisive avait été réalisée sur la question complexe de la responsabilité en matière de dommages causés à l’environnement.  La réunion de Stockholm qui s’est tenue en 2005 a abouti à l’adoption de l’importante Annexe VI du Protocole sur la protection de l’environnement du Traité, a-t-il précisé.  Son objectif est de prévenir les risques de dégradation de l’environnement du continent en instaurant des sanctions financières aux auteurs de dommages.  


 

S’agissant du développement du tourisme en Antarctique, l’intervenant a indiqué que, au cours de l’année 2004, quelque 30 000 bateaux de touristes avaient amerri sur le continent.  Les conséquences de cette activité sur l’état de l’environnement sont importantes.  C’est pourquoi, les questions liées à la régulation des pratiques touristiques requièrent des considérations supplémentaires de la part des États parties.  C’est encore dans ce sens que la protection de l’environnement doit continuer de faire l’objet d’une coopération accrue entre les parties, et ce parce que ce continent est la plus grande réserve naturelle au monde dévouée à la paix et à la science.  Dans ce cadre, a ajouté M. Liden, le Comité pour la protection de l’environnement, huit années après son entrée en vigueur, s’est imposé comme l’organe consultatif pertinent sur les questions d’environnement telles qu’envisagées par le Système du Traité sur l’Antarctique.  Ses stratégies et activités ont permis le lancement de mesures pratiques de gestion et de protection.  Il a fourni des lignes de conduite en matière de changements climatiques et de protection des espèces menacées. 


 

Le Comité scientifique et la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique sont également des instruments nécessaires, le dernier s’intéressant notamment à un nombre conséquent de sujets tels que la régulation des pratiques de pêche.  La Commission a ainsi mis sur pied un système de vérification par satellite à cette fin.  Elle s’efforce en particulier de lutter contre les pratiques illégales de pêcheries en se concentrant sur les pavillons de complaisance.  


 

Aux termes du projet de résolution Question de l’Antarctique (A/C.1/60/L.60), adopté par consensus tel qu’oralement amendé, l’Assemblée générale, consciente de l’importance particulière de l’Antarctique pour la communauté internationale, pour la paix et la sécurité internationales, l’environnement régional et mondial, les conditions climatiques régionales et mondiales et la recherche scientifique, réaffirmerait qu’il faut gérer et utiliser l’Antarctique conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies et de manière à favoriser le maintien de la paix et de la sécurité internationales et à servir la coopération internationale au profit de l’humanité tout entière.  Elle rappellerait la déclaration du Programme d’action 21 adopté par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, selon laquelle les États qui mènent des activités de recherche dans l’Antarctique doivent faire en sorte que les données et informations résultant de ces activités soient mises à la disposition de la communauté internationale. 


 

La Malaisie s’est félicitée de l’adoption de ce projet de résolution.  Son représentant a dit que sa délégation était heureuse de ce que la Communauté internationale était désormais plus au fait de la nécessité d’une protection intelligente du continent de l’Antarctique.  Nous sommes confiants en l’avenir de cette région du monde qui relève de l’héritage commun de l’humanité, et qui doit donc être traité et géré en conséquence.  C’est pourquoi, nous émettons le souhait que l’Assemblée générale reste saisie de la question de l’Antarctique.


[...]

 

 

 

 

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droit.antarctique@orange.fr

 

 

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